Le BEH du 29 novembre 2011consacré à " l'infection à VIH en France en 2099-2010"
4 fiches extraites du rapport 2011 de la DREES " état de santé de la population en France":
Premiers résultats du baromètre santé jeune 2010, enquête réalisée tous les cinq ans par l'Observatoire Régional de la Santé des Pays de la Loire, concernant les COMPORTEMENTS, RISQUES ET PRÉVENTION LIES A LA SEXUALITÉ chez les jeunes des Pays de la Loire: Cliquez ici
LE VIH DANS
LES PAYS DE LA LOIRE
Le dépistage dans les Pays de La Loire
En 2008, le taux de recours des Ligériens au dépistage est faible, le plus faible de France métropolitaine d’ailleurs, avec 51 sérologies pour 1000 habitant alors que la moyenne nationale s’élève à 77 pour 1000 habitants.
Il est de plus en diminution depuis 2005.
En revanche, le dépistage y semble plus ciblé puisque la proportion de sérologies positives y est de 1,6‰, une des plus élevée de métropole.

Proportion de tests VIH/1000 habitants
INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008
En tout, cela représente 178000 sérologies, dont 11% ont été réalisées au sein d’une des 9 CDAG de la région, alors que seulement 8% le sont au niveau national.
Ces sérologies ont été réalisées dans différents contextes:
39% en présence de signes cliniques ou biologiques de primo-infection ou d’infection
29% lors ou au décours d’une prise de risque
16% lors d’un bilan systématique
12% lors d’une grossesse
La position des Pays de la Loire en France
194 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2008, ce qui classe les Pays de la Loire au 9° rang des régions les plus touchées de France métropolitaine avec un taux de découverte de 55/million d’habitant. Cette position témoigne d’une évolution défavorable de l’épidémie dans la région puisqu’elle se classait au 15° rang il y a seulement 2 ans.
Quant aux découvertes de sida, la position est plus favorable avec une 17° place pour un taux de 9/million d’habitant.
A noter que le taux annuel de découverte de séropositivité de chaque département est inférieur à la moyenne nationale mais identique si on enlève l’île de France (53/million d’habitant)
La Loire Atlantique est le département le plus touchée avec un taux de 73 découvertes de séropositivité/million d’habitant qui semble en augmentation, suivie du Maine et Loire avec 52/million d’habitant, de la Vendée et de la Sarthe avec 39/million d’habitant chacunes, et enfin de la Mayenne à 29/million d’habitant.

Taux de découvertes de séropositivité VIH/million d’habitants
INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008
Répartition en fonction du sexe

Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)
La région suit le modèle national avec 2 fois plus d’hommes concernés que de femmes.
11% des hommes et 38% des femmes sont de nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne, cette proportion étant en baisse pour ces dernières (45% en 2006-2007).
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Evolution des découvertes de séropositivité au VIH selon le sexe dans les Pays de La Loire, 2003-2008 (en %)
Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008
Mode de contamination
La répartition des modes de contamination est superposable à celle du pays, avec néanmoins une part légèrement plus importante des contaminations par rapports homosexuels dans la région.

Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)
Au total, ce sont donc les rapports hétérosexuels qui sont le plus fréquemment en cause. Ils concernent d’ailleurs la totalité des femmes.
Suivis des rapports homosexuels, l’usage de drogues injectables n’étant à l’origine que de 2% de ces nouvelles séropositivités.
Les hommes restent majoritairement touchés, 61% d’entre eux ayant été contaminés lors de rapports homosexuels, et 36% lors de rapports hétérosexuels.
78% des patients sont de nationalité française et 22% sont étrangers, dont 19% originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne.
Ce taux est inférieur à la moyenne nationale (39 et 30%) car probablement corrélé au faible taux d’immigration dans la région, et en baisse dans la région (23% en 2004-2005).
Stade clinique lors du diagnostic en 2007-2008

Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)
De même qu’au niveau national, le dépistage est de plus en plus précoce dans la région, avec une nette augmentation de la proportion des découvertes au stade asymptomatique puisqu’elles étaient de 52% en 2004-2005.
Un quart des patients est malheureusement encore diagnostiqué trop tardivement, c’est à dire au stade sida ou symptomatique non sida.
environ 35 nouveaux malades du sida chaque année
31 personnes ont été diagnostiquées au stade sida en 2008.
27% ont été contaminées par rapports hétérosexuels.
Parmi elles, 13% avaient pu bénéficier d’un traitement antirétroviral pré-sida.
Les 87% autres n’étaient pas traitées, 62% d’entre elles découvrant leur séropositivité à cette occasion.
6% sont originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne.
On compte 23 décès par sida et maladies à VIH en 2007 dans la région, les chiffres de 2008 ne sont pas encore connus.

Taux de découvertes de sida/million d’habitants
INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008
Au total
2800 personnes, séropositives ou malades du sida ont été suivies dans les établissements de santé de la région.
L’épidémie évolue sur le modèle national avec:
une remontée de la proportion de tests VIH positifs
une stagnation du nombre de nouveaux cas de sida
des contaminations par voie hétérosexuelles prédominantes
une proportion plus importante d’hommes contaminés par rapports homosexuels que la moyenne nationale liée à un relâchement des comportements de prévention
une diminution des contaminations par usage de drogues injectables
un recours au dépistage encore tardif
une proportion toujours importante de personnes originaires d’Afrique subsaharienne, bien qu’en baisse.