• EPIDEMIOLOGIE

    LE VIH DANS
    LES PAYS DE LA LOIRE

    Le dépistage dans les Pays de La Loire

    En 2008, le taux de recours des Ligériens au dépistage est faible, le plus faible de France métropolitaine d’ailleurs, avec 51 sérologies pour 1000 habitant alors que la moyenne nationale s’élève à 77 pour 1000 habitants.
    Il est de plus en diminution depuis 2005.
    En revanche, le dépistage y semble plus ciblé puisque la proportion de sérologies positives y est de 1,6‰, une des plus élevée de métropole.

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    Proportion de tests VIH/1000 habitants
    INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008

    En tout, cela représente 178000 sérologies, dont 11% ont été réalisées au sein d’une des 9 CDAG de la région, alors que seulement 8% le sont au niveau national.
    Ces sérologies ont été réalisées dans différents contextes:
    39% en présence de signes cliniques ou biologiques de primo-infection ou d’infection
    29% lors ou au décours d’une prise de risque
    16% lors d’un bilan systématique
    12% lors d’une grossesse

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    La position des Pays de la Loire en France

    194 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2008, ce qui classe les Pays de la Loire au 9° rang des régions les plus touchées de France métropolitaine avec un taux de découverte de 55/million d’habitant. Cette position témoigne d’une évolution défavorable de l’épidémie dans la région puisqu’elle se classait au 15° rang il y a seulement 2 ans.
    Quant aux découvertes de sida, la position est plus favorable avec une 17° place pour un taux de 9/million d’habitant.

    A noter que le taux annuel de découverte de séropositivité de chaque département est inférieur à la moyenne nationale mais identique si on enlève l’île de France (53/million d’habitant)

    La Loire Atlantique est le département le plus touchée avec un taux de 73 découvertes de séropositivité/million d’habitant qui semble en augmentation, suivie du Maine et Loire avec 52/million d’habitant, de la Vendée et de la Sarthe avec 39/million d’habitant chacunes, et enfin de la Mayenne à 29/million d’habitant.

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    Taux de découvertes de séropositivité VIH/million d’habitants
    INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008


    Répartition en fonction du sexe

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    Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)

    La région suit le modèle national avec 2 fois plus d’hommes concernés que de femmes.
    11% des hommes et 38% des femmes sont de nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne, cette proportion étant en baisse pour ces dernières (45% en 2006-2007).

     

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    Evolution des découvertes de séropositivité au VIH selon le sexe dans les Pays de La Loire, 2003-2008 (en %)
    Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008

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    Mode de contamination

    La répartition des modes de contamination est superposable à celle du pays, avec néanmoins une part légèrement plus importante des contaminations par rapports homosexuels dans la région.

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    Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)

    Au total, ce sont donc les rapports hétérosexuels qui sont le plus fréquemment en cause. Ils concernent d’ailleurs la totalité des femmes.
    Suivis des rapports homosexuels, l’usage de drogues injectables n’étant à l’origine que de 2% de ces nouvelles séropositivités.

    Les hommes restent majoritairement touchés, 61% d’entre eux ayant été contaminés lors de rapports homosexuels, et 36% lors de rapports hétérosexuels.

    78% des patients sont de nationalité française et 22% sont étrangers, dont 19% originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne.
    Ce taux est inférieur à la moyenne nationale (39 et 30%) car probablement corrélé au faible taux d’immigration dans la région, et en baisse dans la région (23% en 2004-2005).

     

    Stade clinique lors du diagnostic en 2007-2008

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    Source: InVS, situation au 31/12/2008 (données provisoires pour les années 2007 et 2008)


    De même qu’au niveau national, le dépistage est de plus en plus précoce dans la région, avec une nette augmentation de la proportion des découvertes au stade asymptomatique puisqu’elles étaient de 52% en 2004-2005.
    Un quart des patients est malheureusement encore diagnostiqué trop tardivement, c’est à dire au stade sida ou symptomatique non sida.

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    environ 35 nouveaux malades du sida chaque année

    31 personnes ont été diagnostiquées au stade sida en 2008.
    27% ont été contaminées par rapports hétérosexuels.
    Parmi elles, 13% avaient pu bénéficier d’un traitement antirétroviral pré-sida.
    Les 87% autres n’étaient pas traitées, 62% d’entre elles découvrant leur séropositivité à cette occasion.
    6% sont originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne.
    On compte 23 décès par sida et maladies à VIH en 2007 dans la région, les chiffres de 2008 ne sont pas encore connus.

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    Taux de découvertes de sida/million d’habitants
    INVS: BEHweb n°2, 27 novembre 2009 • Surveillance du dépistage et du diagnostic de l’infection VIH et du sida, France, 2008


    Au total

    2800 personnes, séropositives ou malades du sida ont été suivies dans les établissements de santé de la région.
    L’épidémie évolue sur le modèle national avec:
    une remontée de la proportion de tests VIH positifs
    une stagnation du nombre de nouveaux cas de sida
    des contaminations par voie hétérosexuelles prédominantes
    une proportion plus importante d’hommes contaminés par rapports homosexuels que la moyenne nationale liée à un relâchement des comportements de prévention
    une diminution des contaminations par usage de drogues injectables
    un recours au dépistage encore tardif
    une proportion toujours importante de personnes originaires d’Afrique subsaharienne, bien qu’en baisse.